le ver a soie2 aAprès L'Appel du coucou, Robert Galbraith alias JK Rowling, nous invite à retrouver Cormoran Strike, l'ex-lieutenant de la brigade d'investigation militaire devenu détective privé suite à la perte, lors d'une mission, d'une de ses jambes.

Dans Le Ver à soie, on retrouve notre détective accompagné de sa loyale assistante, Robin, qui n'a plus qu'une seule ambition : devenir elle aussi détective au côté de Strike. Cette fois-ci, ils vont être tous deux plongés dans le monde impitoyable de l'édition. En effet, l'écrivain très controversé, Owen Quine, habitué à fuguer quand ça l'arrange, a disparu et sa femme, Leonora Quine, demande au détective de le retrouver.


Ce qui au début ne semble être qu'une requête farfelue se complique lorsque Strike découvre Owen Quine assassiné dans une mise en scène des plus macabres. Scène qui se retrouve trait pour trait dans le nouveau roman qu'il projetait de sortir et qui n'était autre qu'un diatribe contre le milieu de l'édition qu'il côtoyait de près.

 

JK Rowling, nous livre un bon roman policier, dans lequel on prend plaisir à arpenter le trottoir londonien et à échafauder des thèses dans les pubs en compagnie de son détective bourru Cormoran.  JK Rowling se glisse dans le monde de l'édition avec facilité (sans doute en connaissance de cause) et n'hésite pas à nous dépeindre avec minutie une foison de personnages excentriques. 

Outre l'intrigue policière toujours bien construite et le rythme trépidant, l'enquête est l'occasion de fouiller un peu plus le passé de Strike, notamment l'origine de sa blessure, sa vie passée avec Charlotte ainsi que les liens avec sa famille.

 

Olivia I. - Médiathèque Bonlieu

 

Extraits:

p 13 : " Physiquement, rien ne distinguait Strike des armoires à glace qui entraient ou sortaient du café à grand bruit. Un colosse brun, aux cheveux épais, bouclés et courts, le front bombé et légèrement dégarni, le nez épaté et les sourcils broussailleux d'un boxeur."

p 167 : "En résolvant l'affaire Lula Landry il avait paraît-il humilié la police qui, de son côté, était resté braquée sur la thèse du suicide. Non, il n'était pas parano ; il avait bien remarqué l'attitude de la policière aux cheveux courts qui venait de quitter la pièce, elle était déterminé à lui en faire baver. (...) S'ils croyaient que cela le dérangeait, ils se trompaient."

p 307 : "Il contourna le véhicule pour ouvrir la portière côté passager. Robin se garda de lui proposer un coup de main ; elle sentait autour de lui une zone d'exclusion, comme si par la seule force de l'esprit Strike rejetait toute assistance, toute expression de compassion. Mais parviendrait-il à monter en voiture par ses propres moyens ? Strike jeta ses béquilles sur la banquette arrière, resta un moment en équilibre précaire sur une jambe puis, démontrant qu'il possédait une force peu commune au niveau du torse et des bras - ce que Robin ignorait - se hissa, sans encombre sur son siège."


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