vongozero couv aVongozero : la destination de la dernière chance pour Anna et les quelques rescapés qui l'accompagnent.

Un virus dévastateur décime la Russie et provoque un chaos sans précédent. Le seul espoir : fuir loin de toute civilisation en espérant passer au travers de ce fléau.

La force de ce roman tient dans la qualité de son écriture et de la description minutieuse de la psychologie des protagonistes. Cette maîtrise narrative est d'autant plus exceptionnelle qu'il s'agit d'un premier roman.

L'auteur Yana Vagner a été admirablement traduit du russe par Raphaëlle Pache et les jeunes éditions Mirobole nous offre une nouvelle fois un texte surprenant.

Nous connaissions cette littérature d'anticipation post-apocalyptique venue de Russie, avec notamment le phénomène "Metro" de l'auteur Dmitri Gloukhovski, en lien direct avec l'oeuvre des frères Arcadi et Boris Strougatski, mais Vongozero de Yana Vagner apporte sans conteste une nouvelle touche à ce pan de la littérature Russe. 

 

"Qu'est ce qui se produirait en premier ? L'épuisement du carburant, indispensable à ceux qui devaient traverser la ville, ou celui des provisions pour ceux qui s'abritaient pour l’instant compacts et infranchissables ? Mettraient-ils plusieurs jours à se demander s'ils devaient continuer à protéger une ville de toute façon condamnée, à déserter leur poste et à retourner leurs armes contre ceux qu'ils défendaient jusqu'alors ? A moins que rien de tout cela ne se produise, et que le flot des fuyards et des voitures se raréfie puis se tarisse, alors la vague, dont nous sentions désormais nettement l'approche dans notre dos, s'ensablerait au point de ne pouvoir renverser le mur érigé devant elle, si bien que la petite ville resterait un îlot, un centre qui permettrait à ses habitants de passer à couvert la période la plus dure et la plus effrayante, avant de retourner à la vie normale" 

Jean-Marie L. - Médiathèque Bonlieu

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