Quand Dieu boxait en amateur aCe titre sied à merveille à ce roman.
Dieu, c'est le père, le père de l'auteur. Il a été forgeron, chanteur d'opérettes, boxeur à succès, collectionneur de mots, acteur amateur, acrobate, figurant pour les troupes de théâtre de passage.
Il a aussi été Jésus et Zeus, le roi des dieux.

 

L'auteur nous présente René. Nous le suivrons de sa naissance à son décès qui ont eu lieu dans le même hopital mais à trois étages d'intervalles.
Ce père, il l'a adoré, puis moqué, ensuite laissé tomber, presque complètement oublié (jeunesse oblige) mais heureusement aimé de nouveau, très fortement.
L'histoire se déroule à Besançon, dans le milieu populaire des cheminots, quand les locomotives à vapeur donnaient leur dernier souffle, quand le modernisme commençait à bousculer les habitudes et les modes de vie.

Ce roman est beau. L'écriture est tantôt enlevée (je soupçonne l'auteur d'avoir en commun avec son père la collection des mots), tantôt simple, employant le vocabulaire ouvrier de l'époque.
Le ton est ironique, mordant, sarcastique, romantique, humoristique.

Ce roman tient en haleine. On vit l'époque, on vit la forge, on vit le théâtre, on vit l'amitié du père pour son ami d'enfance le "Père abbé" et l'on pleure...mais à l'avant dernière page de l'avant dernier chapitre seulement.

 

Guy Bolet présente son livre aux rencontres du "Livre sur la Place" à Nancy.

 

"Quand Dieu boxait en amateur" dans les médiathèques.

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Kate T. - Médiathèque La Turbine