des chateaux qui brulent arno bertina a Le secrétaire d'État Pascal de Montville est pris en otage par les salariés d'un abattoir. Ceux-ci espèrent éviter la fermeture de leur usine, placée en liquidation judiciaire.

Dans ce roman engagé l'écrivain Arno Bertina souligne toute la complexité de cette situation. Le récit passe par le prisme des acteurs de cette séquestration forcément médiatique.

 

Tour à tour le ministre, sa conseillère chargée des négociations, les salariés ou les fonctionnaires de police prennent la parole. Les forces politiques et syndicales se heurtent. L'auteur souligne également l'émergence de manœuvres souterraines pour décrédibiliser l'homme public ou l'action des salariés, dans les médias. Dans l'usine occupée, les convictions personnelles s'expriment à chaque assemblée générale mais aussi au quotidien. 

 

Le roman se déploie sur fond de grogne sociale. Les idéaux sont en conflit avec les champs d'action, le désenchantement guette... Dans ce monde régit par les actionnaires insatiables, les notions de fatalité et d'utopie sont plus que jamais d'actualité.

 

Arno Bertina retrace cette occupation avec réalisme et vigueur, d'autant que l'otage n'est pas sans évoquer quelqu'un... Mais toute ressemblance avec des personnages réels ou des situations existantes ou ayant existées serait évidemment pure coïncidence, selon l'expression consacrée. L'auteur signe ici un excellent roman sous forme de fable politique.

 

Séverine C. - Médiathèque Bonlieu

 

Extrait :

"Si tu veux connaître une personne, t'en places une juste à côté. On est souvent le papier pH de son voisin" (p. 274)

 

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