Vous l’aurez compris, que ce soit au travers de son scénario ou de son style de jeu, Doom ne fait pas dans la subtilité, et la bande-son qui l’accompagne ne fait pas exception, loin de là.

 

 

 

 

Résultat du travail de Mick Gordon, compositeur australien spécialisé dans les musiques de Jeu Vidéo et grand habitué des jeux d’Id Software, Il est celui qui va construire l’univers musical de beaucoup de jeux récents du studio. A noter que la bande-son de Doom a bénéficiée, pour sa sortie au format disque, d’une adaptation de la part du compositeur, afin de rendre leur écoute en tant que telle, sans être accompagnée du jeu, plus intéressante à écouter.

 

Clairement, si vous n’êtes pas amateur de sonorités très « Métal », vous risquez de vite déchanter face à ce disque qui est parfaitement à l’image du jeu pour lequel elle a été composée : c’est brutal, c’est violent, ça attaque les oreilles et ça nous transporte tout de suite au cœur de l’action. A l’exception de quelques morceaux plus calmes tels que « Impure Spectrum » ou « Authorization : Olivia Pierce », Mick Gordon rends parfaitement justice aux fusillades quasi ininterrompues qui constituent le cœur du jeu, où les réflexes du joueur son mis à mal par des ennemis très mobiles et agressifs, et l’adrénaline qui s’en dégage se ressent parfaitement dans les morceaux très puissants qui constituent le cœur de ce disque.

Nommée meilleure musique de jeux vidéo de 2016 aux Video Game Awards, la musique de Doom nous gratifie également de quelques petits clin d’oeil particulièrement bien trouvés. En effet, le morceau « Cyberdemon », passé au spectrographe révèle les trois chiffres 666 et un pentagramme, référence à l’iconographie démoniaque utilisée par le jeu pour représenter les démons que le joueur doit renvoyer en enfer, le plus souvent entre quatre planches.

En résumé, Doom, c’est rythmé, c’est puissant, ça tabasse, et ça offre une bande son qui est à l’image du jeu qu’elle accompagne : frénétique, qui ne s’arrête quasiment jamais, et qui propose à l’auditeur un voyage qu’il ne risque pas d’oublier de sitôt.

Et si vous ne connaissez pas Doom, essayez le ! Vous êtes dans la peau d’un personnage sans nom, surnommé le Doom Guy, votre objectif va être de vous frayer un chemin au travers d’une horde de démons plus ou moins gros et plus ou moins dangereux relâchés sur la planète Mars pour endiguer leur invasion depuis l’enfer. Parmi les franchises qui composent l’univers du Jeu Vidéo, Doom fait partie de celles qui ont le plus façonnées le média. Sorti en 1993, le Doom original rendait populaire le genre du jeu de tir en vue à la première personne (ou FPS), qui encore aujourd’hui demeure le plus rentable grâce à d’autres franchises comme Call of Duty. Grâce au succès du premier jeu, la franchise Doom se développera aux travers de suites jusqu’en 2005, avant de passer en silence radio. En 2016 cependant, le studio Id Software, déjà à l’origine des premiers jeux, sort sur les machines modernes une nouvelle version de ce classique du jeu d’action, sobrement nommée « Doom », qui remporte un franc succès auprès des joueurs grâce à son action effrénée et ses mécaniques bien rodée. 

Raphaël D. Médiathèque La Turbine

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