vivarium

Un jeune couple sans histoires, bien intégré socialement, pousse la porte d'une agence immobilière. A partir de ce moment, le film "Vivarium" prend au piège les personnages... et les spectateurs.

Les huis-clos sont nombreux dans les films d'angoisse, mais durent généralement quelques heures ou jours, et sont cantonnés à un espace restreint. Pour n'en citer que deux, différents dans leur approche, "Ma" de Tate Taylor et "The descent" de Neil Marshall. Un sous-sol, une grotte.

Dans "Vivarium", le huis-clos va durer beaucoup beaucoup plus longtemps, et dans un lieu... sans fin, peut-être.

L'enfermement ici se passe plutôt dans l'esprit des personnages, aux prises avec une situation ubuesque, piégés autant par leur environnement que par une situation familiale... assez décourageante.

Les acteurs, Imogen Poots et Jesse Eisenberg, jeunes et talentueux, livrent une belle prestation, on subit avec eux leur lente dégradation physique et mentale... avant un final qui apporte autant de réponses qu'il en pose...

Un film angoissant donc qui aurait pu ressembler à de nombreux autres, mais dont l'originalité, le parti-pris de ne pas donner trop de clés d'explication, en font une vraie réussite. D'aucuns ne s'y sont pas trompés, et lui ont remis le Grand prix Nouveau genre : l'Etrange festival. Tout un programme...

 

Christelle C. - Médiathèque La Turbine

 

OPAC Détail de notice